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Le magazine Marianne : Les incroyants, martyrs d'aujoud'hui

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cécile
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Inscrit le : 23 Sep 2005
Messages : 737

MessageSujet: Le magazine Marianne : Les incroyants, martyrs d'aujoud'hui   Jeu 23 Fév - 0:44

J'ai lu le magazine Marianne de cette semaine sur le sujet : « Aprés les chrétiens, les juifs et les musulmans, les incroyants, martyrs d'aujourd'hui... » Les articles parlent évidemment des caricatures du prophète Mohamed, mais pas seulement : j'y ai trouvé des articles très intéressants. L'urgence de changer ce monde m'est apparue encore plus forte. J'ai donc recopié certaines de ces phrases, non pour alimenter la polémique, mais pour alimenter la réflexion, les communiquer à ceux qui n'auraient pas lu cet article et faire entendre le cri de tous ceux et celles scandalisés par les religieux de toutes confessions, qui couvrent le peuple de ténèbres et d'effroi. (Rév. d'Arès 22/11)

Phrases recopiées :

Il faut séparer la Mosquée du peuple, le pouvoir des savants religieux sur les simples d'esprit !
« Il faut aider le peuple à penser par lui-même... »
Chihad el-Dimeshki, Damas.

Lâchez-nous la grappe :
Evêques, rabbins, imams, lâchez-nous la grappe.
Voltairminus.

Que les musulmans lisent le Coran :
« Si, en Europe, les musulmans commencent à lire le Coran par eux-mêmes, ces messieurs les barbus perdront leur pouvoir. »
Mada

Israël, Etat laïc : Tout reste à faire.
De notre correspondant à Jérusalen, Julien Lacorie :
« Les rabbins contrôlent la vie des habitants de leur naissance à leur mort. »

« Les religieux n'ont pas à nous dire ce que nous devons mettre dans notre assiette. »
clamait Shinouï.

Etats-Unis : Les "fous de Dieu" façon Bush.
De notre correspondant à New-York, Thomas Cantaloube :
« Chrétiens évangélistes et barbus, même combat ? Une même ennemie : la liberté. Il existe aussi une frange de la population qui partage les vues des barbus, sitôt qu'il s'agit de religion : ces chrétiens évangélistes. »

Victor Hugo croyait en Dieu et pourtant…Aujourd'hui pourrait-il écrire cela ?
Extrait d'un poème composé lors de son exil et qui ne fut publié qu'après sa mort :
Que je prenne un moment de repos ? Impossible.
Coran, Zend-Avesta, livres sybillins, Bible,
Talmud, Tolfos-Jeshut,Vedas, loi de Manou,
Brahmes sanglants, santons fléchissant le genou,
Les contes, les romans, les terreurs, les croyances,
Les superstitions fouillant les consciences,
Puis-je ne pas sentir ces creusemenst profonds ?
J'en ai ma part : veau d'or, sphinx, chimères, griffons,
Les princes des démons et les princes des prêtres,
Synodes, sanhédrins, vils muftis, scribes traîtres,
Ceux qui tendraient encore à Socrate le verre,
Ceux qui redonneraient à Jésus le calvaire ;
Tout cela, c'est partout. C'est la puissance obscure,
Plaie énorme qui fait abjecte piqûre.
O l'infâme travail ! Ici, Mahomet, là
Cette tête, Wesley, sur ce corps, Loyola ;
Cisneros et Calvin dont on sent les brûlures.
O faux révélateurs ! O jongleurs, vos allures
Sont louches, et vos pas tortueux ; l'effroi,
Et non l'amour, tel est le fond de votre loi ;
O mages grecs, romains, païens, hindous, hébreux,
Le genre humain, couvert de rongeurs ténébreux,
Sent s'élargir sur lui vos hordes invisibles ;
Vous lui faites rêver tous les enfers possibles,
Je devine, malgré vos soins pour vous cacher,
Que vous êtes sur nous et je vous sens marcher
Comme on sent remuer les mineurs dans la mine,
Et je ne puis dormir, tant je hais la vermine.
Vous êtes ce qui hait, ce qui mord, ce qui ment.
Vous êtes l'implacable et noir fourmillement,
L'insecte formidable. O monstrueux contraste :
Pas de nain plus chétif, pas de pouvoir plus vaste.
L'univers est à vous puisque vous l'emplissez.
Vous possédez les jours futurs, les jours passés,
Le temps, l'éternité, le sommeil, l'insomnie.
Vous êtes l'innombrable et, dans l'ombre infinie,
Fétides, sur nos peaux, mêlant vos petits tas,
Vous vous multipliez : et je ne comprends pas
Dans quel but Dieu livra les empires, le monde,
Les temples, les foyers, les vierges, les époux,
L'homme, à l'épouvantable immensité des poux.

Voltaire :
« Notre religion est prêchée par des bourreaux. [...]
Arlequins anthropophages, je ne veux plus entendre parler de vous ! »

Lettre ouverte au Mrap et aux musulmans de France.
Par Pierre Joude, écrivain :
« Savez-vous que l'usage du blasphème a été en France une façon de libérer l'état de l'emprise religieuse ? Vous déclarez que la liberté s'arrête où commence celle des autres. Certes. Mais pourriez-vous nommer la liberté mise à mal par ces dessins ? S'attaquent-ils à la liberté de croire, de pratiquer sa religion ? Donc, si vous voulez faire interdire ces dessins, cela veut-il dire que vous êtes d'accord avec ce qu'ils montrent ? Et si vous pensez qu'ils sont faux, pourquoi vouloir leur donner raison ? »
Ou si je déclare : « Croire que le paradis est peuplé de vierges nues attendant les martyrs de l'Islam, c'est non seulement une superstition d'une bêtise crasse, mais une manipulation criminelle, alors je suis raciste ? »

La défaite de la raison.
Par Jamil Sayah. Maître de conférence en droit à l'université Pierre-Mendés-France à Grenoble :
« Qu'est-ce qui est le plus préjudiciable à l'image de l'Islam et des musulmans, des caricatures ou de l'hystérie collective par laquelle le monde musulman a réagi face à une liberté fondamentale : celle de s'exprimer sans contrainte et sans voir sa vie menacée ? L'autre (le juif et le croisé) devient l'unique source du malheur qui frappe nos sociétés... On mesure ainsi l'inconfort intellectuel d'une société qui a du mal à nourrir un discours critique à l'égard d'elle-même et de ses modes d'organisation : il ne suffit pas de porter la responsabilité sur autrui pour faire l'économie d'un travail sur soi-même. Cette part d'ignorance située au coeur de la culture politique des sociétés arabo-musulmanes l'expose inévitablement à des incertitudes, à des tensions, et des contradictions dont l’affaire des caricatures, montée de toutes pièces par des régimes dictatoriaux en mal de légitimité est l’exemple le plus frappant. »

Du bon usage de la provocation :
Après les caricatures de Mahomet, voici douze dessins et quelques-uns en plus sur Jésus et Moïse.
Par Joseph Macé-Scaron :
« Il y a donc un bon usage de la provocation. La question n'est pas d'offenser l'Islam pour louer les autres monothéismes. Le rire a un sens. Parce qu'ils caricaturaient l'hypocrisie générale, la manière dont les croyants vivaient non pas leur foi, mais une idolâtrie. Parce qu'ils soulignaient ainsi que la seule profanation, le seul crachat à la Face de Dieu est l'œuvre des religieux qui confondent la lettre et l'esprit. Un croyant avisé est quelqu'un qui réclame cette liberté de caricaturer. Cela tombe bien, un incroyant est précisément celui qui la défend. »

Les polémiques, analyses et éditoriaux publiés dans ces pages n'engagent que leurs auteurs.
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