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| | Muhammad, le dernier prophète ? | |
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cécile Admin

Inscrit le : 23 Sep 2005 Messages : 738
| Sujet: Muhammad, le dernier prophète ? Lun 24 Mar - 12:38 | |
| [...] J’en viens maintenant à ta remarque sur la question du « sceau des prophètes » Quel est l’état des lieux ? Du point de vue officiel des grandes religions abrahamiques, la Révélation est clause, donc Dieu ne parle plus. Chaque religion considère grosso modo qu’elle est la dernière révélée, la [seule] détentrice de la vérité ultime et la forme parfaite de la relation avec Dieu. Pour le Judaïsme, Dieu ne parle plus depuis l’ultime prophète biblique : Malachie. Et cela jusqu’à la venu du Messie. Pour le catholicisme, la Révélation est clause : l’Eglise a toujours enseigné et continue à proclamer que la Révélation de Dieu a été achevé en Jésus-Christ et qu’il ne faut pas s’attendre à de nouvelles révélations avant la manifestation glorieuse de notre "Seigneur" (Dei Verbum 4). L’église catholique n’exclue pas cependant qu’il puisse y avoir des révélations « privées », d’envergure secondaire. Elle se donne le droit de décider de l’authenticité de ces révélations en fonction de ses critères propres. Les protestants et orthodoxes pensent de même. Pour l’Islam, Muhammad est le dernier prophète – interprétation traditionnelle du verset coranique évoquant le sceau des prophètes - et la Révélation a atteint sa forme parfaite. Elle est donc clause. Certains courant de l’Islam (comme certains courants du Judaïsme) envisagent la possibilité d’un prophétisme de rappel de portée très limitée et exclusivement dans le cadre doctrinal strict de l’Islam officiel. Mais au nom de quoi décider que Dieu est devenu muet, qu’Il ne peut plus s’exprimer, entrer en contact avec les hommes et susciter des prophètes ? Lorsqu’on lit la Bible et le Coran, on se rend compte qu’il y a toujours eut une grande méfiance des institutions religieuses vis-à-vis des prophètes. La plupart du temps, il y a eut rejet des prophètes par les pouvoirs religieux et politiques. La venue d’un prophète est toujours une remise en question de l’ordre établit. Il est logique que les tenants de l’ordre établit cherchent à faire taire les prophètes, notamment en affirmant qu’ils n’existent plus et que celui (ou celle) qui se prétend tel est forcément un imposteur ou un fou – ou encore le gourou d’une secte, terminologie très à la mode actuellement -. Leurs intérêts étant en jeux, il est clair que les systèmes religieux ne sont pas « compétents » pour définir l’authenticité ou la non authenticité de la résurgence du prophétisme. Que le Christ ait été rejeté et condamné par le sanhédrin n’a rien d’étonnant ou de novateur car la confrontation entre la religion installée, institutionnalisée et le Souffle prophétique, vivant, dynamique, appelant au dépassement et au changement [personnel et universel] est souvent difficile. L’affrontement entre le prophète et le pouvoir en place est une constante biblique et coranique. Le prophète dérange les acquis et les situations douillettes, il bouscule les habitudes, la culture, les traditions, les certitudes, il nous invite à revenir au Dieu Vivant, au Dieu libérateur, au Dieu d’amour et l’amour et la liberté ne font pas bon ménage avec les systèmes de ce monde… Les religions ont [donc] décrété que Dieu ne pouvait plus parler et qu’il n’y avait plus de prophète. Mais peut on faire taire Dieu ? Dieu n’est-Il pas Maître de Sa Parole ? : « Il fait descendre, par Son ordre, les Anges, avec la Révélation, sur qui Il veut parmi Ses serviteurs… » Coran (16/2) « Ni les mécréants parmi les gens du Livre, ni les Associateurs [C'est-à-dire les polythéistes] n'aiment qu'on fasse descendre sur vous un Bienfait de la part de votre Seigneur, alors qu'Allah réserve à qui Il veut sa Miséricorde. Et c'est Allah le Détenteur de l'abondante Grâce. Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent ? » Coran (2/105-106) [Un Livre a été envoyé pour chaque époque bien déteminée]. Allah efface ou confirme ce qu'Il veut et l'Ecriture primordiale (la Mère du Livre) est auprès de Lui. » Coran (13/38-39)
Qui peut faire taire un père qui appelle ses enfants égarés et malheureux ? Dieu appellera les hommes jusqu’à ce qu’ils aient réalisé Son Projet sublime, Il les accompagnera et les guidera jusqu’à ce qu’ils aient reconquis leur bonheur car c’est pour le bonheur qu’ils ont été créés. « Ce Que Je dis Je L’ai déjà dit ; Mes Prophètes et Mes Témoins L’ont livré au monde ; si tu les avais écoutés, homme Michel, Je ne serais pas descendu vers toi. (…) Combien de fois devrai-Je vous abreuver avant que vous n'accomplissiez Ma Parole ? » Révélation d'Arès (30/1-3) nous dit Dieu à Arès en 1974 (voir dans un même esprit, la logique saisissante du Coran, sourates 5/54 ; 9/39 et 47/38). L’esprit du Coran, comme celui qui anime toute Parole Céleste authentique, est un appel à s’inscrire dans un mouvement permanent, une évolution constante qui ne s’achèvera qu’en Eden – et encore ! Eden lui-même [sera] non statique, [car] création perpétuelle, et comme tout ce qui vient de Dieu, mouvement ! Comment Dieu n’accompagnerait-Il pas l’homme dans le mouvement créateur, l’évolution qu’Il a Lui-même suscité ? [...]
Muhammad serait le dernier des prophètes ? Le Coran ne dit cela nulle part. Le Coran dit seulement « Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le sceau des prophètes. Allah est Omniscient » (33/40). Traduire « khataman nabiyyîn » par « dernier des prophètes » est pure interprétation. Cette interprétation ne s’impose pas d’elle-même et ce n’est pas parce qu’elle est ancienne qu’elle est juste. Oui, Muhammad est bien le sceau des prophètes mais pas au sens donné par la tradition islamique dominante. Muhammad est le sceau en ce sens où il authentifie et protège de toute falsification la Révélation éternelle, donnée depuis Adam (l’authentification et la protection est bien la fonction première du sceau, voir Coran 5/48). Enfin, il est le sceau en ce sens où il est le dernier prophète de la lignée abrahamique porteur d’une Révélation fondamentale, le dernier à révéler le Dieu Unique à des païens. Aujourd’hui, la connaisance de l’Unique s’est répandu sur la terre et l’essentiel du Message divin est donné au monde. Tout prophétisme contemporain, comme celui d’Arès, n’est qu’un prophétisme de Rappel et de circonstance (Dieu est seul juge de la situation et s’Il considère que la grave crise ou nous nous enfonçons implique une nouvelle Alerte prophétique, Il doit avoir Ses Raisons, que la religion ne perçoit pas nécessairement). Je termine en répondant à un argument souvent opposé par l’Islam officiel à la venue d’un nouveau prophète. Le Coran dit « Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. » (3/85 voir aussi 3/19 et 5/3). Nous ne pouvons qu’être d’accord si nous gardons au mot islam son sens étymologique et primordial, le sens qu’il avait au moment de la Révélation coranique et non le sens dérivé qu’il a pu prendre au cours des siècles. L’Islam est abandon à Dieu dans la paix, soumission confiante à Sa Volonté. La Révélation d’Arès appelle à la soumission à la volonté de Dieu qui est le rétablissement d’Eden (RA35/2), elle appelle donc bien à l’Islam. Mais elle appelle à l’Islam au sens fondamental, dynamique et vivant, non à l’Islam comme système fermé et inerte. L’Islam dynamique et vivant dépasse et transcende les formes, les codes et les rites variables et transitoires. Abraham était Musulman au sens fondamental (Coran 3/67 et 4/125), les fidèles de Moïse également (10/84), ceux de Jésus aussi (5/110)… et dans cet esprit, on peut dire que les pèlerins d’Arès le sont de même, en tout cas s’efforcent de l’être.
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|  | | cécile Admin

Inscrit le : 23 Sep 2005 Messages : 738
| Sujet: Réfléxion complémentaire sur Muhammad Sam 9 Aoû - 13:38 | |
| Réfléxion complémentaire sur l'expression : Muhammad, le "sceau des prophètes".
Selon la définition du dictionnaire "sceau" veut dire : Ce qui authentifie, qui confirme, empreinte, marque distinctive. Oui, on peut reconnaitre la Marque de Dieu dans le Coran... À ceux qui restaient incrédules face à la Révélation faite au prophète, Mahomet leur demandait d'apporter un récit semblable au Coran, s'ils étaient véridiques. (Coran IV/82 ; LII/34, etc.) Le qualificatif "sceau des prophètes" (Coran XXXIII/40) authentifie donc Muhammad comme un réel prophète de Dieu et par extension, confirme l'origine Divine du Coran. Mais contrairement à ce que croient beaucoup de nos frères musulmans, Mahomet n'est pas le dernier prophète envoyé à l'humanité. Comme vu plus haut, "sceau" ne veut pas dire dernier. Et si Mahomet était le dernier prophète, cela ne pourrait concerner que les peuples du Moyen-Orient, non l'humanité entière. En d'autres termes "sceau" ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de prophète après Mahomet, mais plutôt que Mahomet fut l'ultime prophète envoyé à des païens et à ceux qui avaient déjà reçu la Tora (la Bible) et l'Évangile. Mahomet et le Coran allaient confirmer ou "sceller" le prophétisme commencé par Abraham.* En conlusion : S'Il l'estime nécessaire, Dieu sucitera d'autres prophètes ailleurs qu'en Orient. C'est ce qui s'est passé en Occident, en France, à Arès, en 1974.
* Voir Coran (III/3 ; V/64, etc. ou le thème : Coran dans mon travail d'indexation). |
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