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Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?

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cécile
Admin



Inscrit le : 23 Sep 2005
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MessageSujet: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Ven 14 Sep - 12:28

Le jeûne du Ramadan a commencé pour nos frères musulmans, une question substantielle se pose : Le jeûne doit-il s'appliquer au corps, comme cela est pratiqué dans la religion musulmane, ou doit-il s'appliquer au cœur ? Le jeûne ne devrait-il pas être, avant tout, un jeûne spirituel ? Jésus disait : « Les aliments ne rendent pas l'homme impur parce qu'ils passent dans son ventre et finissent aux latrines. Mais ce qui sort de l'homme, c'est cela qui rend l'homme impur. En effet c'est de l'intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent mauvaises intentions, inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidité, ruse, débauche, envie, vanité, etc. » (Marc 7/14 → 23). C'est pourquoi le Père Céleste parle de jeûner sur ses fautes (Révélation d'Arès IV/6-8). Jeûner sur le mal qui est en soi, c'est-à-dire en prendre conscience et ne plus l'alimenter, afin qu'il meure peu à peu, faute de carburant, est non seulement une action permanente, mais elle est essentielle pour le salut personnel et pour le bonheur de l'humanité ; car si une partie de l'humanité meurt de faim, c'est vrai, le monde entier meurt de l'absence de Bien, d'intelligence, d'équité, de paix, de pardon, de bonté, etc. L'intelligence, l'équité, la paix, retrouvées, résoudront les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, notamment le problème de la faim, au sens propre comme au sens figuré, c'est-à-dire au sens terrestre comme au sens spirituel, et guériront ses plaies bien plus sûrement qu'un jeûne physique, limité à quelques jours dans l'année.

Dernière édition par le Mar 20 Nov - 15:11, édité 1 fois
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djd_fr




Inscrit le : 09 Oct 2007
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MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Mar 9 Oct - 22:32

Bonjour,

En réponse à la question, le jeûne devrait influer sur le corps et sur le coeur. Je crois qu'un pélerin d'Arès s'applique tous les jours à l'aspect spirituel.

Cette année, pour plusieurs raisons, mais notamment par désir d'alliance fraternelle, j'ai décidé de faire le jeûne du ramadan. Je me demande si les pélerins d'Arès sont nombreux à faire cette démarche. Je ne connais pas de musulmanes personnellement et donc je ne connais pas les aspects collectives de ce jeûne. Serais-je bien accueillie dans une mosquée?
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cécile
Admin



Inscrit le : 23 Sep 2005
Messages : 738

MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Jeu 11 Oct - 10:04

Bonjour djd_fr

Dans notre génération, celui ou celle qui, à titre personnel, pratique le jeûne du corps ne doit pas oublier que le Père Céleste n'en fait pas une condition de salut, ni de vie spirituelle. Il va même plus loin, puisqu'Il en rectifie le sens ou le réhabilite et apprend ainsi aux faibles lumignons que nous sommes, que le sens du jeûne est spirituel.
Je ne connais que deux règles en vigueur dans les Mosquées : se déchausser et la séparation des hommes et des femmes lors du prêche ou de la prière, si vous respectez cela, il n'y a pas de raison pour que vous soyez mal accueillie, nos frères musulmans sont réputés pour leur hospitalité.
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njama




Inscrit le : 03 Avr 2006
Messages : 365

MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Jeu 11 Oct - 16:41

Bonjour djd_fr et cécile

Cécile, tu écris :
Citation:
" jeûner sur ses fautes (Révélation d'Arès IV/6-8). Jeûner" sur le mal qui est en soi ...


Ce passage ne parle pas de "fautes" ! mais des effets du mensonges, qui déforment , brisent l'homme, de ses mauvais choix dont il meure ... (voir commentaires 7-8)
"Fautes" porte une connotation de culpabilité , alors qu'il s'agit plutôt d'erreurs, d'un mauvais chemin qui n'épanouit pas notre Nature et dont il est "salutaire" de se détourner.

Le mal n'est pas en soi, il n'est que le produit d'un choix, comme le bien du reste. Il ne faut pas chercher d'incarnation au mal pas plus qu'au bien.
Le mal, comme le bien, n'habite aucun lieu, aucun être vivant.
Je peux faire l'un ou l'autre. "faire", produire, créer . Cela ne dépend que de nos propres choix.

On peut concevoir que le mal disparaisse de ce monde à partir du moment où l'homme n'agirait plus "contre lui-même". Il ne faut pas chercher une bête, un dragon terrifiant qui nous harcèlerait et à qui il faudrait faire la peau pour être tranquille une fois pour toute !
Dans cet esprit, je dirais que ce n'est pas une collectivité (quelle qu'elle soit, c'est ce que l'histoire montre) qui apportera la solution, mais les "chacun" qui détiennent entre eux la clé de ce problème.

On ne naît pas non plus avec un péché originel qui nous toucherait au premier souffle (???? ) C'est une invention de l'homme, cette "tache indélébile et congénitale" dont nous ne pourrions nous défaire.
L'être humain ne naît pas sale (ou sali), pas plus que Dieu ne l'aurait plongé en enfer.

Méditer et réfléchir à ce que tu dis, c'est effectivement intéressant et nourrissant :
Citation:
le monde entier meurt de l'absence de Bien, d'intelligence, d'équité, de paix, de pardon, de bonté, etc. L'intelligence, l'équité, la paix, la bonté retrouvées, résoudront les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, notamment le problème de la faim, au sens propre comme au sens figuré, c'est-à-dire au sens terrestre comme au sens spirituel, et guériront ses plaies bien plus sûrement qu'un jeûne physique, limité à quelques jours dans l'année.

"l'homme ne se nourrira pas que de pain"
Je cite ce verset de mémoire, mais je n'ai pas la référence.
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cécile
Admin



Inscrit le : 23 Sep 2005
Messages : 738

MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Ven 12 Oct - 11:02

Sans doute n'as-tu pas lu l'Édition Bilingue de La Révélation d'Arès (IV/6) où il est écrit : « Le menteur rassure le mauvais, pour qu'il ne jeûne pas, pour qu'il ne pleure pas sur sa faute. » Cette précision a sans doute été ajouté pour que nos faibles lumignons ne fassent plus d'amalgame et comprennent bien ce que le Père Céleste a voulu dire par jeûner. Le mot "faute" a un sens très large qui veut dire : forfait, inconduite, crime, méfait, péché, erreur, inexactitude, irrégularité, maladresse, sottise, etc. voir la définition du dictionnaire. La culpabilité n'est pas forcément une mauvaise chose si elle est constructive, si elle pousse l'homme à prendre conscience de ses fautes et à se changer : « Qu'ils trouvent leur salut dans la crainte s'ils ne le trouvent pas dans la joie » (17/6).
Bien sûr que le mal est en nous, tout comme le Bien. Nous avons ces deux potentialités en nous. Depuis le temps que tu viens sur ce forum, tu devrais savoir que je ne parle pas et que je n'ai jamais parlé d'une entité démoniaque extérieure qui s'incarnerait dans le corps d'un homme, mais du mal que l'homme lui-même est capable de faire ; l'homme est presque toujours son propre démon, son propre tentateur. En évitant de confondre le sens des mots, il me semble que l'on peut dire qu'un homme de Bien, un juste, incarne ou représente le Bien, et cela dans un mouvement qui va de l'intérieur de l'homme vers l'extérieur, dans le sens que le Bien que l'homme a retrouvé en lui, rejaillit sur le monde.
P.S : L'homme ne se nourrira pas que de pain mais de toute Parole qui sort de la Bouche de Dieu (Matthieu 4/4)
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njama




Inscrit le : 03 Avr 2006
Messages : 365

MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Sam 13 Oct - 0:54

Je te remercie Cécile de me faire remarquer ces petites différences entre l'édition bilingue de 95 et celle de 89 dont je dispose.
Ceci dit, cela ne change rien au problème, et j'admets que <<faute >> à une signification large qui va de la simple maladresse jusqu'à des erreurs graves ( péché:faute contre l'esprit).
Je n'aime pas personnellement ce terme parce qu'il porte d'emblée une notion de culpabilité.
On commet beaucoup plus d'erreurs (maladresses en tous genres ... comme des petits écoliers) que de fautes.

Nous avons déjà discuté de cela sur le forum, mais je ne sais plus dans quel fil de discussion. Le terme "péché" (faute grave), n'est presque pas employé ni dans l'Ancien testament, ni dans le Nouveau. Dans 95 % des cas les racines sémitiques renvoient à la notion "d'erreur".

La culpabilité n'est qu'un aspect d'une prise de conscience. La culpabilité ne suffit pas, et dans beaucoup de cas est inutile dans la logique de l'erreur de celui qui se trompe parce qu'il ne sait pas (le petit lumignon).
Je me refuse à rentrer dans ce vieux rellexe judéo-chrétien de culpabilité tous azimuts. Cela conduit à faire d'autres bêtises du genre mortifications, et l'homme a beaucoup d'imagination malsaine pour s'auto-flageller quand ce n'est pas la société qui s'en charge.

Je reste sur mon point de vue que ni le mal, ni le bien ne sont en nous.

"le mal est le produit - en chaque être humain - de notre façon de pensée, de sentir et d'agir."
J'ai lu ça quelque part, et je trouve que cela exprime assez correctement le mécanisme. Nous avons notre conscience (en nous) avec ses différents attributs (qualités ou potentiels si tu préfères) dont nous disposons. La volonté, la raison, le cœur, ...

Je peux avoir de très bonnes pensées et de très mauvaises pensées. Elles produiront produiront Bien ou Mal ou ne produiront rien.
Je peux avoir de très bonnes pensées philanthropiques et faire mal, parce que j'agis avec ma volonté qui voudrait imposer ce que je pense (prosélytisme par exemple) sans écouter l'autre ou même savoir s'il a besoin de quelque chose.
Je peux avoir de mauvaises pensées, frapper quelqu'un par exemple, mais ma raison ou mon cœur vont stopper cet élan négatif.

Je peux être un homme de Bien, voire reconnu et apprécié comme tel, et me tromper. Même un prophète n'est pas à l'abri.
Croire qu'un homme incarne le Bien, c'est le considérer comme un saint.
Je peux être un homme de Mal, reconnu comme tel, est devenir repentant.
Croire qu'un homme incarne le Mal, c'est le considérer comme un démon.

Je pense que "Le Bien" dont tu parles, (si je t'ai bien compris ?), c.à.d. la personne qui aurait "retrouver le Bien" "qui rejaillit sur le monde", c'est la personne qui a retrouvé un bon équilibre "intérieur" qui rend possible que le Bien (en tant qu'interaction positive avec l'univers environnant, ou l'autre) ait de forte chance de se produire.
On peut voir cela comme "un mouvement de l'intérieur vers l'extérieur" ainsi que tu l'exprimes, mais ce mouvement lui même n'est pas le Bien. Il n'est que l'intention du Bien.
Bien ou mal sont la résultante de la situation (à chaque fois spécifique) avec toutes ces nuances, plus ou moins bien, ou plus ou moins mal.

D'où l'image de rater la cible que porte le sens de la racine sémitique de "erreur"
L'intention n'est ni la volonté, ni la raison, ni le cœur qui ne sont que des instruments.
L'intention est conscience. Elle opère de façon intuitive en utilisant l'attribut le plus approprié à la circonstance ou un subtil dosage de chacun ou encore en décidant de ne rien faire parce que c'est la meilleure solution.

J'ai lu une phrase de Che Guévara ces jours-ci (je cite de mémoire) que je trouve très belle.
"Il faut savoir se durcir ... mais il ne faut jamais se départir de toute sa tendresse"
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maryamalbatoul




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MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Lun 15 Oct - 2:32

Ramadan est un mois particulier de l'année pour plus d'un milliard de musulmans dans le monde. C'est un temps consacré à une réflexion intérieure, à la dévotion envers Dieu, et à la maîtrise de soi. Du lever au coucher du soleil chaque jour pendant 30 jours, les musulmans s'abstiennent intégralement de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles. Ils s'abstiennent également de dire du mal de quiconque, de jurer, de respirer du parfum et même de se mettre en colère ou de regarder quoi que ce soit d'illégal c'est jihad contre ses faiblesses et contre lemal.Donc ce n'est pas vrai que ramadan est seulement une privation de nourriture ..etc...

Le nom Ramadan vient du mot arabe ramida, ou ar-ramad, qui signifie une chaleur et une sécheresse intenses, brûlantes, concernant particulièrement le sol. Certains disent que ce nom vient du fait que le Ramadan brûle les péchés grâce aux bonnes actions, comme le soleil brûle le sol.
Alors qu'en temps ordinaire les musulmans sont encouragés à observer un jeûne volontaire, pendant le Ramadan le jeûne devient obligatoire. Le Ramadan est probablement le rite religieux musulman le plus universellement observé.
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cécile
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MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Lun 15 Oct - 11:24

njama a écrit:
... On peut voir cela comme "un mouvement de l'intérieur vers l'extérieur" ainsi que tu l'exprimes, mais ce mouvement lui même n'est pas le Bien. Il n'est que l'intention du Bien.
Bien ou mal sont la résultante de la situation (à chaque fois spécifique) avec toutes ces nuances, plus ou moins bien, ou plus ou moins mal.

Je n'ai pas dit de se culpabiliser tous azimuts, au risque de se dessécher sur place, mais comme tu le dis la culpabilité peut être "un aspect d'une prise de conscience" et donc de se sentir responsable ou coupable d'un état de fait, non pour s'autoflageller mais pour changer. Tu n'as pas tort en disant qu'une intention bonne ou mauvaise, non traduite en acte, en reste à son stade d'intention. Pour autant, je pense qu'un homme ou qu'une femme, qui pousse un peu sa pénitence ou son changement en Bien, sait ou ressent en lui que le mal même s'il n'est que pensée, a un impact : Le plus petit jugement au fond de sa tête, le poison derrière l'œil, la rage intérieure ont des conséquences, moins visibles parce que non traduite en actes mais bien réelles quand même. Cela me fait soudainement penser à l'Évangile de Matthieu (23/24 → 28) : « Malheureux êtes-vous, hypocrites, vous qui purifiez l'extérieur de la coupe et du plat alors que l'intérieur est rempli des produits de la rapine et de l'intempérance. Purifiez d'abord le dedans de la coupe pour que le dehors aussi devienne pur... Malheureux êtes-vous, hypocrites, vous qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d'ossements de morts et d'impuretés de toutes sortes. Ainsi de vous : au-dehors vous offrez aux hommes l'apparence de justes, alors qu'au-dedans vous êtes remplis d'hypocrisie et d'iniquité... » On voit bien qu'il ne s'agit pas d'intentions, comme tu l'as compris, mais d'efforts et d'actions sur soi-même, en soi-même. Le mal même s'il n'est que pensée, a une certaine force, un certain rayonnement : envoie des mauvaises pensées à quelqu'un, ait de la haine pour quelqu'un, calomnie-le en ton cœur, il y a de fortes chances pour que la personne visée le ressente et que cela contribue à "polluer l'air spirituel". Bref, il n'est pas vain que le Père Céleste nous dise de nous laver la tête, de se laver le coeur, de ne pas avoir de pensées vaines, etc.
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djd_fr




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MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Mer 14 Nov - 13:29

Bonjour,

Je reviens pour dire comment notre jeûne a terminé - nous avons trouvé une mosquée où nous avons étés très bien accueillis. Ils nous ont servi des gateaux et du thé. Ils nous ont même donné une assiette de gateaux pour ramener à la maison.

Un jour ou deux après, j'ai eu pendant un bref moment, l'impression de quitter quelque chose de sacré.

Il est possible que je refasse ce jeûne; ça m'a fait du bien à plusieurs niveaux. C'était un effort renouvellé chaque jour, effort sur moi-même, comme la pénitence. Nous pouvons avoir besoin de manifester des choses dans notre corps, puisque corps, esprit et âme sont liés, sans pour autant considerer que ce n'est pas bien de manger, sans attendre le salut de ce petit action qui peut néanmoins nous aider à avancer sur notre chemin.

Amitiés,
djd
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cécile
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MessageSujet: Re: Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?   Mar 3 Juin - 9:50

La manière de jeûner que le Seigneur préfère

[...] Or, le jour de votre jeûne, vous savez tomber dans une bonne affaire, et tous vos gens de peine, vous les brutalisez ! Or vous jeûnez tout en cherchant querelle et dispute et en frappant du poing méchamment ! Vous ne jeûnez pas comme il convient en un jour où vous voulez faire entendre là-haut votre voix. Doit-il être comme cela, le jeûne que Je préfère, le jour où l'homme s'humilie ? S'agit-il de courber la tête comme un jonc, d'étaler en litière sac et cendre ? [Note = S'étendre sur le sac et la cendre : geste voulant exprimer qu'on se repent. Voir aussi La Révélation d'Arès (30/11) : Le pénitent n'est pas le pécheur qui s'assied dans la poussière, qui se couvre d'un sac, mais l'homme qui cesse de pécher, même vêtu pour la fête, parfumé, chantant au son des flûtes et des trompettes, et même la joie et la parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ?] Est-ce pour cela que tu proclames un jeûne, un jour en faveur auprès du Seigneur ?
Le jeûne que Je préfère, n'est-ce pas ceci : dénouer les liens provenant de la méchanceté, détacher les courroies du joug, renvoyer libres ceux qui ployaient, bref, que vous mettiez en pièces tous les jougs ! N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé ? Et encore : les pauvres sans abri, tu les hébergeras, si tu vois quelqu'un nu, tu le couvriras : devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas. Alors ta lumière poindra comme l'aurore, et ton rétablissement s'opérera très vite. Ta justice marchera devant toi et la gloire du Seigneur sera ton arrière-garde. Alors tu appelleras et le Seigneur répondra, tu héleras et Il dira : « Me voici ! » Si tu élimines de chez toi le joug, le doigt accusateur, la parole malfaisante, si tu cèdes à l'affamé ta propre bouchée et si tu rassasies le gosier de l'humilié, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, ton obscurité sera comme un midi. Sans cesse le Seigneur te guidera, en pleine fournaise Il rassasiera ton gosier, tes os, Il les cuirassera. Tu seras comme un jardin saturé, comme une fontaine d'eau dont les eaux ne décoivent pas...

La Bible (Esaïe 58/1 → 11)
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Le Ramadan : jeûne du corps ou jeûne de ses fautes ?

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